Bilan 2017

•21 décembre 2017 • Laisser un commentaire

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En 2017, nous avons traîné nos palmes à Komodo, à la recherche du picturesque dragonnet (Synchiropus picturatus) qui nous a boudé. Un rendez-vous manqué qui fait vite place à de nombreuses belles rencontres. Qui se lasserait de voir le ballet des raies manta, de suivre les évolutions d’une raie aigle, de partager son temps de plongée avec des poissons curieux et amicaux ou d’épingler quelques nouveaux nudibranches à ajouter à notre collection photographique. Nous n’avons pas manqué le détour par l’île de Rinça pour visiter les dragons de Komodo.

Après les tropiques, le retour dans nos eaux habituelles: la Zélande en Mer du Nord. Petites déceptions. Les seiches sont moins nombreuses durant cette période de reproduction et même les nudibranches se font plus rares. Nous ne renonçons pas à cette destination pour autant, les hippocampes occupent le terrain et ce n’est pas si fréquent.

Le hasard des rencontres peut parfois bousculer notre calendrier et faire avancer une destination sur notre wish list.  L’occasion s’est présentée de passer quelques jours à Cozumel à la recherche du poisson crapaud (Sanopus splendidus). Cozumel qui nous a également charmé avec ses requins nourrices, ses canyons colorés, ses poissons anges et avec plus que tout, ses poissons chauve-souris (Ogcocephalus).

Pour poursuivre et terminer notre saison de plongée, retour en Indonésie. Première partie du séjour à la découverte d’Ambon, dans les Moluques. Un festival de découvertes (crevette coleman, nudibranches, poisson-anges, divers coquillages et crustacés), de retrouvailles (rhinopias, poisson-grenouille, poisson-feuille, poulpe wonderpus) et une rencontre inespérée avec le poisson-grenouille psychédélique. Seconde partie du voyage à Manado, pour retrouver les murs de corail, les tortues et le plaisir de plonger avec quelques amis.

En plus de l’émerveillement sous-marin, de très belles rencontres terrestres ont ponctué nos différents séjours. De nouvelles amitiés sont nées, à cultiver en 2018. Amis-lecteurs qui lisez mes messages, j’espère cette année vous avoir fait découvrir quelques destinations exceptionnelles, et de jolis et rares poissons.

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In 2017, we dragged our fins to Komodo, in search of the pictured dragonet (Synchiropus picturatus) which has shunned us. A missed that quickly gives way to many encounters. Who would grow tired to see the ballet of manta rays, the paths of an Eagle Ray, to share his time diving with curious and friendly fishes or to add a few new nudibranchs to our photographic collection. We have not missed visit the island of Rinça to meet the Komodo dragons.

After the tropics, return to our usual waters: Zeeland in the North Sea. Some disappointments. Cuttlefish are fewer during this period of matting and even the nudibranchs are becoming scarce. We will not renounce this destination for, as much sea horses occupy the ground and is not so common.

The encounters can sometimes shake up our calendar and push up a destination on our wish list.  The opportunity arose to spend a few days in Cozumel in search of the Toadfish (Sanopus splendidus). Cozumel which also charmed us with its nurseshark, its colorful canyons, its angelfishes and most of all, his batfishes (Ogcocephalus).

To continue and complete our diving season, back in Indonesia. First part of the trip to the discovery of Ambon, in the Moluccas. A festival of discoveries (coleman shrimp, nudibranchs, angelfish, various shells), reunions (with rhinopias, frogfish, leaf fish, wonderpus octopus) and an unexpected encounter with the psychedelic frogfish. Second part of the trip to Manado, to find the walls of coral, turtles and the pleasure of diving with a few friends.

In addition to underwater discovery, new friendships are born, to grow in 2018. Friends-readers who read my messages, I hope this year makes you discover a few destinations, and pretty and rare fishes.

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INDONESIA – Ambon: Psychedelic frogfish

•20 décembre 2017 • Un commentaire

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Centre de plongée-Dive Center: Maluku diver

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Certains poissons sont tellement rares qu’ils ne sont même pas répertoriés depuis une décennie. Tellement rares, qu’à la vitesse actuelle de disparition des espèces, ils pourraient disparaître avant d’être observés par des scientifiques. Tellement rares, qu’à ce jour, ils n’ont été observés que sur une bande littorale de quelques centaines de mètres sur l’île de Ambon. C’est le cas pour le poisson grenouille psychédélique (Histiophryne psychedelica) décrit pour la première fois en 2009 par les biologistes Pietsch, Arnold et Hall.

Je ne sais même plus comment le nom de ce poisson est arrivé à mon oreille, mais depuis quelques années, Ambon était sur ma « wish list », avec l’idée de le découvrir. Pour certains plongeurs, ce poisson relève de la catégorie « Fack news », pour d’autres, il n’y aurait que 9 individus répertoriés, presque une illusion.

Sans trop d’espoir, mais, avec beaucoup de détermination, nous voilà partis pour Ambon avec cette seule idée en tête et deux informations pour le dénicher : son apparence (Cette espèce est unique en ce qu’elle a un large visage plat, entouré de joues épaisses, charnues; la peau du corps est épaisse et lâche, formant des plis charnus bien visibles qui enveloppent les nageoires non appariées; L’adjectif psychédélique provient du motif pigmentaire unique : des anneaux concentriques tourbillonnants et des rayures couvrant la tête, le corps et les nageoires) et son aire de distribution (Cette espèce a été trouvée à une profondeur de 5 à 7 m, à moins de 100 m de la jetée commerciale dans le port d’Ambon City ; zone sous l’influence des courants marins; visibilité variable entre 10 et 30 m environ; le fond marin descend en pente doucement près du rivage, mais plus abruptement en dessous de 10 m, atteignant rapidement une profondeur de 100 m ou plus; les deux individus ont toujours été trouvés cachés parmi les moellons coralliens grossiers, généralement incrustés d’ascidies, d’éponges et d’algues corallines). Informations disponibles sur le site Fishbase, une base de données qui répertorie plus de 33000 espèces de poissons.

Dès notre arrivée, le manager du centre de plongée bride notre enthousiasme. Oui, ce poisson existe, oui, les guides savent où le trouver mais il n’y a aucune garantie, aucune certitude. Par exemple, le National Geographic a passé deux semaines à explorer le site sans jamais rencontrer le psychédélique.

Première plongée sur site : échec. Seconde plongée : échec. Après plusieurs tentatives, la chance nous sourit et Lucky (c’est le nom de notre guide) nous désigne un tout petit poisson grenouille, de moins de 2 cm. C’est un juvénile, dont la parure n’est pas encore bien marquée mais les contours de ses futurs dessins sont déjà imprimés sur sa peau. Evidemment, tout le groupe est agité, tout le monde veut le voir et se bouscule en face de ce minuscule animal sans défense. En fin de plongée, tout le groupe est ravi, Lucky aussi, il a rempli son contrat. Alors, je relance le défi. Ce poisson est rare, mais s’il y a un juvénile, il devrait au moins y avoir deux adultes à proximité, reprenons nos explorations pour les trouver. La chance n’est pas toujours à nos côtés et les adultes n’ont pas daigné se montrer. Ambon nous reviendrons.

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Some fish are so rare that they have not even been listed for a decade. So rare that at the current rate of disappearance of species, they could disappear before being observed by scientists. So rare that until now, they have been observed only on a coastal strip of a few hundred meters on the island of Ambon. This is the case for the psychedelic frogfish (Histiophryne psychedelica) first described in 2009 by biologists Pietsch, Arnold and Hall.

I do not even know how the name of this fish came to my ear, but in recent years, Ambon was on my « wish list », with the idea of ​​discovering it. For some divers, this fish comes under the category « Fack news », for others, there would be only 9 individuals listed, almost an illusion.

Without much hope, but with a lot of determination, we left for Ambon with this one idea in mind and two pieces of information to find him: his appearance (This species is unique in having a broad flat face, surrounded by thick, fleshy, laterally expanded cheeks and chin, with eyes directed anteriorly; body skin thick and loose, forming conspicuous fleshy folds that envelop the unpaired fins; a pigment pattern of white stripes runs from the eyes and continuing back to the body and tip of the caudal fin) and its distribution area (This species was found at a depth of 5-7 m, within 100 m of the commercial jetty in the harbor at Ambon City; currents varied from virtually nonexistent to strong; visibility varied between about 10 and 30 m; sea floor in this location slopes gently near shore, but more steeply below 10 m, quickly reaching a depth of 100 m or more; and both individuals were consistently found hidden among coarse coral rubble, usually encrusted with ascidians, sponges, and coralline algae). Information available on Fishbase, a database that lists over 33,000 species of fish.

As soon as we arrive, the dive center manager restrains our enthusiasm. Yes, this fish exists, yes, the guides know where to find it but there is no guarantee, no certainty. For example, National Geographic spent two weeks exploring the site without ever meeting the psychedelic.

First dive on site: failure. Second dive: failure. After several attempts, luck smiles on us and Lucky (this is the name of our guide) shows us a very small frogfish, less than 2 cm. It is a juvenile, whose ornament is not yet well marked but the outlines of his future drawings are already printed on his skin. Obviously, the whole group is agitated, everyone wants to see it and jostles in front of this tiny helpless animal. At the end of the dive, the whole group is delighted, Lucky too, he has fulfilled his contract. So, I restart the challenge. This fish is rare, but if there is a juvenile, there should be at least two adults nearby, resume our explorations to find them. Luck is not always on our side and adults have not deigned to show themselves. Ambon we will come back.

INDONESIA – AMBON: Où est la rascasse? Where is the scorpionfish?

•15 décembre 2017 • Laisser un commentaire

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Informations

Livres/Books

  • Karl MULLER et al.”Diving Southeast Asia”, Periplus editions, 1997.
  • Karl MULLER, “Underwater Indonesia. A guide to the world’s greatest diving”, Periplus editions, 1995.
  • Guy BUCKLES, « The dive sites of Indonesia », New Holland editions, 1995.

Dive center

Maluku resort Dive

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Dans la famille des rascasses, il y en a une, la rascasse ambon (Pteroidichthys amboinensis) qui se rencontre du nord de l’Australie à l’Indonésie en passant par le sud du Japon. Elle n’est pas fréquente mais nous l’avons rencontrée à quelques reprises dans le nord Sulawesi. Alors avec son nom prédestiné, nous pensions la voir à chaque plongée à Ambon.

Et à Ambon, les rascasses ne manquent pas : des poissons-lions, des poissons-diables, des rascasses-papouan, des poissons-pierres, des poissons-feuilles et même l’exceptionnel rhinopias.

La grande surprise, c’est finalement l’absence de poissons-scorpions d’Ambon. Pas un seul durant notre séjour, ni de jour, ni de nuit.

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In the family of scorpionfish, there is one, the scorpionfish (Pteroidichthys amboinensis) which meets from the north of Australia to Indonesia through the south of Japan. It is not common but we have met a few times in northern Sulawesi. So with its predestined name, we thought we would see it on every dive in Ambon.

And in Ambon, scorpion fish are not lacking: lionfish, devil fish, scorpionfish, stone fish, leaf fish and even the exceptional rhinopias.

The big surprise is finally the absence of the Ambon scorpionfish. Not one during our stay, neither day nor night.

INDONESIE: Ambon

•15 décembre 2017 • Laisser un commentaire

 

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Informations

Livres/Books
Karl MULLER et al.”Diving Southeast Asia”, Periplus editions, 1997.
Karl MULLER, “Underwater Indonesia. A guide to the world’s greatest diving”, Periplus editions, 1995.
Guy BUCKLES, « The dive sites of Indonesia », New Holland editions, 1995.

Dive center
Maluku resort Resort
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Toujours attirés par l’Indonésie, nous avons jeté notre dévolu sur une nouvelle région, les Moluques et en particulier l’île de Ambon. L’accès reste aisé, de Singapore, un vol vers Jakarta, Sanur ou Manado et un dernier saut de puce vers Ambon. Malgré tout, nous arrivons fatigués par nos deux jours de voyage et quelques heures de repos avant nos premières explorations n’est pas de refus.

La baie de Ambon sépare pratiquement l’île en deux parties : la péninsule Hitu et la péninsule Leitimur. La principale zone de plongée du lieu est ce bras de mer, encerclé par la ville, les ports et autres infrastructures humaines. De ce fait, le fond marin n’est pas favorable au développement du corail. Sur de nombreux sites, les fonds sont recouverts de perles de basaltes aux couleurs sombres. Dans des zones très limitées, quelques massifs coralliens essaient de trouver leur place entre les éponges et les algues plus rapides pour coloniser l’espace. Quelques sites peu fréquentés sont aussi identifiés sur la face sud de Leitimur et sur les îlots de Ela. Sur ces façades extérieures, on retrouve des récifs coralliens colorés et colonisés par les bancs de poissons. Ces sites présentent des profils variés, certains avec des formations sous-marines spectaculaires, comme des arches, des grottes, des canyons ou des cheminées.

Le décor est planté, il n’est pas époustouflant, pourtant il est le théâtre de plongées exceptionnelles. Les sites ne sont pas très éloignés du resort, quelques minutes de navigation sont suffisantes pour atteindre les meilleures plongées. Dans la baie, les eaux calmes dissimulent parfois de forts courants peu agréables pour les plongeurs et en particuliers les photographes.

Dès la mise à l’eau, les surprises ne se font pas attendre. Dès les premières minutes, nous rencontrons des poissons grenouilles, des hippocampes, des mototi, des rascasses de toutes espèces, des nudibranches, dont l’extraordinaire malibe ou le « solar power ». Pour la muck dive, la destination est de première catégorie. Nous retrouvons des critters déjà découverts à Lembeh, mais en plus grand nombre. Les rhinopias, ces énigmatiques rascasses qui se dandinent continuellement, comme poussées par un vent imaginaire. Les seiches flamboyantes rivalisent de couleurs explosives.

Après des années de recherche, nous rencontrons enfin les crevettes coleman (Periclimenes colemani) installées sur leur oursin de feu (Asthenosoma varium), Elles s’aménagent une partie de la carapace nettoyée de toutes épines venimeuses. Nous pouvons également inscrire dans nos logbooks une nouvelle espèce de crustacé : la crevette bourdon (Gnathophyllum americanum). Encore une grande première et pas la dernière de ce voyage.

Nous partageons nos intervalles de surfaces avec des bancs de dauphins, qui évitent soigneusement les plongeurs en immersion.

Nous ne sommes pas arrivés à Ambon par hasard, nous poursuivions le rêve d’apercevoir le poisson grenouille psychédélique, tellement rare qu’il est considéré comme un mythe par bon nombre de plongeurs. Et finalement, ce sera la cerise sur le gâteau de ce séjour : une rencontre avec un juvénile de quelques jours.
Ambon nous nous reverrons, c’est une certitude.
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Always attracted by Indonesia, we set our sights on a new region, the Moluccas and particularly Ambon island. The access remains easy, from Singapore, a flight to Jakarta, Sanur or Manado and a last jump towards Ambon. Nevertheless, we arrive tired by our two days of travel and a few hours of rest before our first explorations is not refusal.

Ambon Bay divides the island into two parts: the Hitu Peninsula and the Leitimur Peninsula. The main dive area of the place is in this stretch of sea, encircled by the city, ports and other human infrastructure. As a result, the seabed is not favorable for the development of coral. On many sites, the seabed is covered with dark colored basalt pearls. In very limited areas, some coral reefs try to find their place between sponges and algae which colonize the space faster. Some dive sites are also identified on the southern side of Leitimur and on the islets of Ela. On these exterior facades, there are colorful coral reefs colonized by schools of fish. These sites have varied profiles, some with spectacular underwater formations, such as arches, caves, canyons or chimneys.

The scenery is planted, it is not breathtaking, yet it is the scene of exceptional dives. The sites are not very far from the resort, a few minutes of navigation are sufficient to reach the best dives. In the bay, calm waters sometimes conceal strong currents unpleasant for divers and in particular photographers.

From the start, the surprises are not long in coming. From the first minutes, we meet frogfish, seahorses, mototi, scorpionfish of all species, nudibranchs, including the extraordinary malibe and also « solar power ». For the muck dive, the destination is first class. We find critters already discovered in Lembeh, but in greater numbers. The rhinopias, enigmatic scorpion fish that waddle continuously, as if pushed by an imaginary wind. The flamboyant cuttlefish compete in explosive colors.

After years of research, we finally meet the coleman shrimp (Periclimenes colemani) installed on their fire sea urchin (Asthenosoma varium), They arrange part of the carapace cleaned of all venomous spines. We can also include in our logbook a new species of crustacean: the bubble shrimp (Gnathophyllum americanum). Another great first and not the last of this trip.

We share our surface intervals with dolphins, which carefully avoid divers during the dives.

We did not arrive at Ambon by chance, we pursued the dream of seeing psychedelic frogfish, so rare that it is considered as a myth by many divers. Finally, we were enough lucky to meet a juvenile of a few days.
Ambon we will meet again, it is a certainty.

MEXICO- Pomacanthidae

•1 septembre 2017 • Laisser un commentaire

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Informations

Livres/Books

  • Lawson WOOD, « The dive sites of Cozumel and the Yucatan », New Holland Publishers, 1997.
  • Peter VINE,  » Carribbean divers’guide », Immel Publishing, 1991.
  • « Dive Mexico Magazine », éditions Kukulcan, 2005.
  • Paul HUMANN, Ned DELOACH, « Reef coral identification », New World Publications, 2013. Available as e-book (http\\:www.fishid.com)
  • Ned DELOACH, Paul HUMANN, « Reef fish behavior », New World Publications, 1999.
  • Paul HUMANN, Ned DELOACH, « Reef fish identification », New World Publications. Available as e-book (http\\:www.fishid.com)

Films/Movies

  • René HEUSEY, « Cozumel, le trésor caché des Mayas », Label Bleu production.
  • Francis LEGUEN, « Dans les puits sacrés des Mayas » DVD2- saison 1, MK2 éditions

Dive Center

Blue Dream Cozumel

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La famille des poissons-anges (Pomacanthidae) est présente dans toutes les mers tropicales, aussi bien dans l’océan Pacifique que dans l’Atlantique. Ces poissons sont très appréciés des plongeurs car ils animent les récifs avec leurs larges corps colorés. Cette famille compte 74 espèces, dont 7 présentent dans la mer des Caraïbes. Adulte, leur grande taille les protège de nombreux prédateurs. Par contre, les juvéniles sont des proies vulnérables. Pour survivre, cette espèce adopte une stratégie particulière, les juvéniles arborent des motifs totalement différents de ceux des adultes et endossent le rôle de poisson-nettoyeur, une catégorie intouchable par les prédateurs. Pour trouver une place sur le récif, certains poissons-anges s’alimentent d’éponges, un aliment peu appétissant pour lequel peu d’espèces entrent en compétition. A Cozumel, pas une plongée ne se déroule sans la présence de quelques poissons-anges. Avec une identification très aisée du poisson-ange gris (Pomacanthus arcuatus), un grand disque gris et des lèvres surlignées de blanc, le poisson-ange français (Pomacanthus paru) de même forme mais avec des écailles colorées en jaune, le poisson-ange tricolore (Holacanthus tricolor) de plus petite taille, environ 20 cm, est de coloration jaune avec un corps bleu sombre à noir et une bouche noire. Le poisson ange royal (Holacanthus ciliaris) de coloration à dominante bleue s’identifie grâce à la couronne sombre au-dessus de ses yeux. Les juvéniles de tous ces poissons-anges se confondent avec les poissons papillons, dans le premier stade de leur vie, rien ne laisse penser aux futurs adultes qu’ils deviendront.

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The family of angelfish (Pomacanthidae) occurs in all tropical seas, both in the Pacific Ocean and in the Atlantic. These fish are highly appreciated by divers because they animate the reefs with their large colored bodies. This family has 74 species, 7 of which are found in the Caribbean Sea. Adult, their large size protects them from many predators. On the other hand, juveniles are vulnerable prey. To survive, this species adopts a particular strategy, the juveniles have totally different body patterns and assume the role of fish-cleaner, a category untouchable by the predators. To find a home on the reef, some angelfish feed on sponges, a not so appetizing food for which few species compete. In Cozumel, not a dive takes place without the presence of some angelfishes. With a very easy identification of the gray-angel fish (Pomacanthus arcuatus), a large gray disc and white-colored lips, the French angelfish (Pomacanthus paru) of the same shape but with scales colored in yellow, the angelfish tricolor (Holacanthus tricolor) of smaller size, about 20 cm, is yellow colored with a body dark blue to black and a black mouth. The royal angel fish (Holacanthus ciliaris) of predominantly blue coloration is identified by the dark crown above his eyes. The juveniles of all these angel fishes look like the butterfly fish, in the first stage of their life, nothing suggests to the future adults that they will become.

MEXICO: L’invasion des lions – Lions’invasion

•31 août 2017 • Laisser un commentaire

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Livres/Books

  • Lawson WOOD, « The dive sites of Cozumel and the Yucatan », New Holland Publishers, 1997.
  • Peter VINE,  » Carribbean divers’guide », Immel Publishing, 1991.
  • « Dive Mexico Magazine », éditions Kukulcan, 2005.
  • Paul HUMANN, Ned DELOACH, « Reef coral identification », New World Publications, 2013. Available as e-book (http\\:www.fishid.com)
  • Ned DELOACH, Paul HUMANN, « Reef fish behavior », New World Publications, 1999.
  • Paul HUMANN, Ned DELOACH, « Reef fish identification », New World Publications. Available as e-book (http\\:www.fishid.com)

Films/Movies

  • René HEUSEY, « Cozumel, le trésor caché des Mayas », Label Bleu production.
  • Francis LEGUEN, « Dans les puits sacrés des Mayas » DVD2- saison 1, MK2 éditions

Dive center

Blue Dream Cozumel

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Chaque plongée à Cozumel permet de rencontrer de nombreux poissons-lions (Ptérois). Ces jolis poissons sont hélas la première espèce envahissante de la mer des Caraïbes. Le poisson-lion est un prédateur de haut niveau très abondant dans cette mer et il constitue une menace pour les communautés d’espèces locales. Sur certain récif, on observe même une densité de poissons-lions plus élevée que dans son aire de répartition d’origine, l’océan Pacifique.

Le premier signalement de poisson-lion date de 1985, à proximité des côtes de Floride. On suppose qu’il s’est échappé d’un aquarium, mais il s’est parfaitement adapté aux conditions de la mer des Caraïbes, au point de rapidement se répandre sur une très vaste surface, en ce compris la riviera Maya.

Cette invasion fait craindre des déséquilibres et une réduction de la biomasse directement causés par le ptérois. Ce poisson a un régime alimentaire généraliste, il se nourrit d’une grande variété de poissons et de crustacés et il a de gros besoins quotidiens. Selon le chercheur J. Morris, en perturbant la chaîne alimentaire, le poisson-lion, peut déclencher des impacts en cascade. Par exemple, sa consommation de poissons herbivores pourrait réduire le rôle fonctionnel de ces poissons dans le contrôle des algues et réduire la santé des récifs coralliens. Le poisson-lion occupe aussi la niche écologique d’espèces locales, comme le vivaneau ou le mérou qui pourraient voir leur population diminuer. Et lorsque ces espèces sont déjà menacées par d’autres risques tels que la pollution ou la sur-pêche, le poisson-lion pourrait nuire au rétablissement de ces espèces (mérou rayé, mérou de Varsovie, mérou grivelé).

Même si sa présence peut ravir les plongeurs, n’oublions pas qu’actuellement ce poisson-lion représente peut-être la plus grande menace pour les récifs de Cozumel. Des récifs, qui comme partout ailleurs, sont également mis en danger par les activités humaines et l’acidification des océans.

Pour plus d’informations sur cette espèce invasive, consultez la publication de « Morris, J.A., Jr. (Ed.). 2013. L’Invasion du poisson-lion : guide de contrôle et de gestion. Gulf and Caribbean Fisheries Institute, Special Publication Series Number 3, Marathon, Florida, USA. 113 pp. ». disponible sur le site :

http://www2.coastalscience.noaa.gov/publications/

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Each dive in Cozumel allows to meet many lionfish (Pterois). These pretty fish are the first invasive species of the Caribbean Sea. Lionfish is a very high-level predator in this sea and it is a threat to local species communities. On some reefs, there is even a higher density of lionfish than in its original range, the Pacific Ocean.

The first reported lionfish was in 1985 near the coast of Florida. It is supposed to have escaped from an aquarium, but it has adapted perfectly to the conditions of the Caribbean Sea, to the point of rapidly spreading over a very large area, including the Mayan Riviera.

This invasion raises fears of imbalances and a reduction in the biomass directly caused by the Pterois. This fish has a generalized diet, it feeds on a wide variety of fish and crustaceans and it has big daily needs. According to researcher J. Morris, by disrupting the food chain, the lionfish, can trigger cascading impacts. For example, herbivorous fish consumption could reduce the functional role of these fish in algae control and reduce the health of coral reefs. The lionfish also occupies the ecological area of local species, such as snapper or grouper, which may see their populations decrease. And when these species are already threatened by other risks such as pollution or overfishing, the lionfish could be detrimental to the recovery of these species (striped grouper, Warsaw grouper, grizzled grouper).

Even though its presence may delight divers, let us not forget that this lionfish is perhaps the biggest threat to the Cozumel reefs today. Reefs, like everywhere else, are also endangered by human activities and ocean acidification.

For more information on this invasive fish, consult the publication of « Morris, J.A., Jr. (Ed.). 2013. L’Invasion du poisson-lion : guide de contrôle et de gestion. Gulf and Caribbean Fisheries Institute, Special Publication Series Number 3, Marathon, Florida, USA. 113 pp. ». available on the web :

http://www2.coastalscience.noaa.gov/publications/

MEXICO : Strombus gigas – Lambi – Queen conch

•28 août 2017 • Laisser un commentaire

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Livres/Books

  • Lawson WOOD, « The dive sites of Cozumel and the Yucatan », New Holland Publishers, 1997.
  • Peter VINE,  » Carribbean divers’guide », Immel Publishing, 1991.
  • « Dive Mexico Magazine », éditions Kukulcan, 2005.
  • Paul HUMANN, Ned DELOACH, « Reef coral identification », New World Publications, 2013. Available as e-book (http\\:www.fishid.com)
  • Ned DELOACH, Paul HUMANN, « Reef fish behavior », New World Publications, 1999.
  • Paul HUMANN, Ned DELOACH, « Reef fish identification », New World Publications. Available as e-book (http\\:www.fishid.com

Films/Movies

  • René HEUSEY, « Cozumel, le trésor caché des Mayas », Label Bleu production.
  • Francis LEGUEN, « Dans les puits sacrés des Mayas » DVD2- saison 1, MK2 éditions

Dive center

Blue Dream Cozumel

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Entre les plongées, il faut manger et en demandant quel restaurant vaut le détour, on m’a conseillé de tester le potage aux conques. Les conques sont protégées et pour être consommées, elles doivent provenir d’un élevage. Dans le doute, nous n’avons gouté que des gaspachos. Bien qu’en danger et largement consommé à Cozumel, comme en témoigne les nombreux tas de coquilles vus de-ci, de-là, le lambi est toujours bien présent sur les différents sites de plongée autour de l’île. Ce coquillage géant, qui peut mesurer jusqu’à 30 cm, n’est à priori pas très attractif pour les plongeurs. Mais en plus de ses qualités gustatives, il a servi d’instrument de musique et il recèle un autre atout. Le lambi produit une perle rose très prisée. Selon le secteur, « Les perles de lambi ne sont pas des perles nacrées, faites de plaquettes d’aragonite, mais des perles dites porcelainées, constituées de prismes d’aragonite. La lumière se propage d’une extrémité du prisme à l’autre, créant de magnifiques effets lumineux appelés « flammes » qui n’ont rien à envier aux chatoiements de la nacre. Les perles sont extrêmement résistantes, d’un beau poli très brillant. Leurs couleurs couvrent toutes les teintes selon deux gammes : du blanc au rose intense, la couleur la plus appréciée étant le « rose fleur de pêcher », et du blanc au brun, la couleur la plus intéressante étant alors la couleur café au lait  ». Nous avons observé de nombreuses conques sur les récifs, dans les herbiers, en plongée de nuit, des pontes également, mais la perle rose est restée bien dissimulée.

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Between dives, we have to eat and asking for a good restaurant, I was advised to taste the conch soup. Conch is protected and to be consumed, they must come from a farm. When in doubt, we have tasted the gazpacho. Although in danger and widely consumed in Cozumel, as evidenced by the many piles of shells seen here and there, the Queen conch is still present on the different sites of diving around the island. This giant shell, which can measure up to 30 cm, is initially not very attractive to divers. But also its qualities buds, it served as a musical instrument and it holds another advantage. The lambi produced a highly prized Pink Pearl. According to the sector, « conch pearls are not pearly, make platelets of aragonite pearls, but so-called pearls porcelainees, made up of prisms of aragonite. Light travels from one end of the Prism to another, creating beautiful light effects called « flames » that have nothing to envy to the palest of Pearl. Pearls are extremely resistant to a very brilliant high polish. « Their colors cover all shades in two ranges: white to intense pink, the most popular color being the ‘rose fleur de pêcher’, and white to Brown. We have seen many conch on reefs, seagrass, during night diving, the eggs also, but the Pink Pearl remained well hidden.