Biotopes marins – Marin environments

•9 juillet 2020 • Laisser un commentaire

Bien que les mers et océans recouvrent plus de 70% de la surface terrestre, les plongeurs sont limités dans leur découverte de ce milieu par la profondeur (la limite de la plongée loisir est traditionnellement fixée à 40 mètres), et par les critères physiques des masses d’eau.

Entre les pôles et l’équateur, les critères physiques des masses d’eau (température, salinité, turbidité) varient sensiblement, ainsi que les influences externes comme les embouchures de fleuves, les vents, les fonds solides ou meubles. Ces différents facteurs impactent le développement des biotopes et de la vie marine qui peut s’y fixer. Sous certaines conditions, les fonds rocheux ou sableux resteront vierges ou seront colonisés par des récifs coralliens, du coralligène, des herbiers, des mangroves, des bancs de vermets, des bancs de mäerl,…

Pour la plupart des plongeurs, les récifs coralliens sont le graal de la plongée, avec des eaux chaudes et claires, des fonds colorés qui abritent une multitude d’espèces. Les récifs de corail sont construits par des cnidaires, des animaux qui ne survivent et ne se développent que dans des conditions particulières de luminosité, de salinité et de température, entre 30° nord et 30° sud. Les récifs coralliens représentent moins de 0.25% de l’environnement marin et ils servent d’habitat à pratiquement un tiers de tous les poissons connus, à plus de 50% des gastéropodes connus,…

Lorsque les récifs coralliens ne peuvent pas se développer, d’autres biotopes prennent le relais.

Les mangroves se développent à faible profondeur où les racines des palétuviers retiennent les sédiments. La présence de vase et sédiments rend souvent l’eau trouble. Vu ces conditions, ce milieu attire peu les plongeurs, pourtant il abrite de nombreuses espèces et en particulier les jeunes poissons.

Les herbiers, ces prairies marines se développent également à faible profondeur dans les sols meubles. On dénombre 60 espèces de phanérogames marines qui peuvent colonisés les fonds marins entre 70° nord et 46° sud. Ces prairies abritent et nourrissent de nombreuses espèces des poissons aux crustacés en passant par les nudibranches. Vu leur faible profondeur, les plongeurs s’y attardent rarement.

Le coralligène est comparable aux récifs de corail, mais il est bâti par des algues calcaires ou algues coralligènes. Les principales espèces constructrices sont des algues rouges, des algues vertes et quelques animaux comme des bryozoaires, des serpulidés, des mollusques, des gastéropodes (vermets). Il se développe dans des mers plus froides, comme la Méditerranée.

Les fonds sableux ne font pas partie des ‘hot spots’ de plongée, en général, ils abritent peu de biodiversité, Quelques exceptions, souvent qualifiées de ‘muck dive’ par les plongeurs offrent des plongées originales. Dans ces environnements marins peu attractifs résident des animaux étranges et fabuleux comme les poulpes, les hippocampes, les nudibranches, … qui attirent de nombreux plongeurs passionnés de macro-photographie.

En termes de biodiversité, les fonds rocheux s’apparentent à des déserts, mais en mer, les animaux apprécient un point de repère qui leur sert d’abris, d’aire de repos même pendant quelques semaines. Si les fonds rocheux n’offrent pas un éventail d’abris et de nourriture pour un faune variée, ils peuvent toutefois être fréquentés par les bancs de poissons et les animaux du large. Dans les couloirs de migration ou à proximité de courants réputés, certains fonds rocheux ont même acquis une grande renommée auprès des plongeurs. L’absence de récif y est largement compensée par la présence de nombreux requins et parfois par des cétacés.

Pour les plongeurs-voyageurs et curieux, de nombreux biotopes s’offrent à eux, avec pour chacun la possibilité de découvrir une faune différente.

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Although the seas and oceans cover more than 70% of the earth’s surface, divers are limited in their discovery of this environment by depth (the limit for recreational diving is traditionally set at 40 meters), and by the physical criteria of waters (such as currents).

Between the poles and the equator, the physical criteria of water (temperature, salinity, turbidity) vary significantly, as do external influences such as river mouths, winds, solid or soft bottoms. These different factors impact the development of the biotopes and the marine life that can settle there. Under certain conditions, the rocky or sandy bottoms will remain raw or will be colonized by coral reefs, coralligenous, seagrass, mangroves, vermets’bank, mäerl’s bank,…

For most divers, coral reefs are the grail of diving, with warm, clear waters, colorful bottoms that are home for many species. Coral reefs are built by cnidarians, animals that survive and develop only under special conditions of light, salinity and temperature, between 30° north and 30° south. Coral reefs represent less than 0.25% of the marine environment and they provide habitat for almost a third of all known fish, more than 50% of known gastropods, …

When coral reefs cannot develop, other biotopes take over.

Mangroves develop at shallow depths where the roots of mangroves retain sediment. The presence of mud and sediment often makes the water cloudy. Given these conditions, this environment does not attract divers, yet it is home to many species and especially young fish.

Seagrass, these sea meadows also develop at shallow depth in sandy bottoms. There are 60 species of marine phanerogams which can colonize the seabed between 70 ° north and 46 ° south. These seagrass are home and feed for many species of fish, crustaceans and nudibranchs. Due to their shallow depth, divers rarely dwell on them.

The coralligenous is comparable to coral reefs, but it is built by calcareous algae or coralligenous algae. The main constructing species are red algae, green algae and some animals such as bryozoans, serpulidae, molluscs, gastropods (vermets). It thrives in colder seas, like the Mediterranean.

The sandy bottoms are not part of the ‘hot spots’ of diving, in general, they shelter little biodiversity. Some exceptions, often qualified as ‘muck dive’ by the divers offer original dives. In these unattractive marine environments reside strange and fabulous animals such as octopuses, seahorses, nudibranchs, … which attract many divers passionate about macro photography.

In terms of biodiversity, the rocky bottoms resemble deserts, but at sea, the animals appreciate a landmark that serves as a shelter, a resting place even for a few weeks. If the rocky bottoms do not offer a range of shelter and food for a varied fauna, they can however be frequented by schools of fish and animals from the open sea. In the migration corridors or near famous currents, certain rocky bottoms have even gained great renown with divers. The absence of a reef is largely compensated by the presence of many sharks and sometimes by cetaceans.

For curious divers-travelers, many biotopes are available, with possibility to discover a different fauna.

Après COVID confinement – After lockdown

•29 juin 2020 • Laisser un commentaire

Premières plongées après 4 mois de confinement, de frontières fermées, d’interdiction des activités nautiques. Sans ces contraintes, notre saison en Zélande serait déjà bien entamée mais en ce dernier week-end de juin, nous n’en sommes qu’à nos premières explorations.

Notre déplacement est entouré de nombreux questionnements : les frontières sont-elles bien ouvertes, y aura-t-il assez de stationnements disponibles sur les sites choisis, pourrons-nous nous mettre à l’eau ou pour respecter les nouvelles normes de distanciation, devrons-nous renoncer à notre activité et rentrés bredouilles ?

Et qu’allons-nous trouver sous l’eau ? Ce temps de repos, « accordé » à la nature, a-t-il été bénéfique ?

La météo est maussade, elle a peut-être dissuadé de nombreux plongeurs et nous sommes rapidement rassurés sur la possibilité de plonger, les parkings sont disponibles.

Le temps de nous équiper et l’impatience monte, encore une petite marche d’approche pour atteindre le point de mise à l’eau et nous apprécions une température de l’eau relativement élevée. Bien sûr, la température est à 20° C, encore loin des températures tropicales, mais largement supérieure aux 12 degrés habituels en début de saison.

La visibilité n’est pas géniale, le vent ondule la surface et de nombreuses particules de sable et de vase sont en suspension. Le site nous semble bien terne, soit la lumière manque pour colorer les fonds, soit une nouvelle vague de sable recouvre le récif et cache ses éponges, ses anémones et autres sources de couleur. Comme la saison de reproduction des seiches est déjà bien avancée, les seiches adultes semblent avoir quitté les eaux de surface (ou elles sont bien dissimulées par la faible visibilité) mais des grappes d’œufs indiquent qu’elles étaient bien présentes ces dernières semaines.

Durant cette heure d’immersion, notre regard se pose sur une sépiole, un dragonet lyre, des œufs de nudibranches et plusieurs grosses rascasses, mais le confinement ne semble pas avoir bénéficié au site comme susurré dans les médias.  Après un intervalle de surface, notre seconde immersion sur l’un des plus beaux sites de Zélande n’est guère différente, la biodiversité n’est pas au rendez-vous. Les seuls poissons observés sont capturés par les nombreux casiers de pêche installés dans la zone de plongée. Nous attendions beaucoup de cette reprise, peut-être trop.

First dives after 4 months of lockdown, closed borders, prohibition of nautical activities. Without these limitations, our season in Zeeland would already be well underway, but this last weekend in June, we are only at our first explorations.

Our trip is surrounded by many questions: are the borders open, will there be enough parking available on the chosen sites, will we be able to get in the water or to meet the new standards of distance, will we have to we give up our activity and come back empty-handed?

And what are we going to find underwater? Is there a benefit from this time of rest, « granted » to nature?

The weather is cloudy, it may have dissuaded many divers and we are quickly reassured about the possibility of diving, lots of parking are available.

The time to equip and impatience rises, another short walk to reach the launch point and we appreciate a relatively high water temperature. Of course, the temperature is 20 ° C, still far from tropical temperatures, but much higher than the usual 12 degrees at the start of the season.

The visibility is not great, the wind ripples the surface and many particles of sand and mud are suspended. The site seems very dull, either the light is lacking to color the funds, or a new wave of sand covers the reef and hides its sponges, anemones and other sources of color. As the cuttlefish breeding season is already well advanced, the adults seem to have left surface waters (or they are well hidden by the low visibility) but clusters of eggs indicate that they have been present in recent weeks.

During this hour of immersion, we spot on a bob-tailed cuttlefish, a dragonet, nudibranch eggs and several large short-spined sea-scorpion, but the lockdown does not seem to have benefited the site as said in the media. After a surface interval, our second immersion on one of the most beautiful sites in Zeeland is hardly different, biodiversity is not there. The only fish observed are caught by the numerous fishing traps installed in the diving area. We expected a lot from this recovery, perhaps too much.

SYMPTERICHTHYS UNIPENNIS

•22 juin 2020 • Laisser un commentaire

RED LIST

Bien qu’aucun homme n’ait côtoyé les dinosaures, lorsqu’on évoque la disparition des espèces, c’est souvent la première qui vient à l’esprit. Depuis l’ère des dinosaures, de nombreuses espèces sont apparues, ont été répertoriées ou ont disparu.

Les causes de disparitions sont multiples et variées : catastrophes naturelles, disparition de l’habitat, déforestation, surexploitation, pollution changements climatiques,…

Pour lutter contre ces disparitions d’espèces animales et végétales, nous nous sommes doté, depuis 1964,  d’un instrument d’information : « la Liste Rouge des espèces menacées » gérée par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Comme un baromètre, cette liste attribue aux espèces évaluées un coefficient de risque de disparition : vulnérable, en danger, en danger critique. Sur les 2.137.939 espèces décrites, à ce jour, 116.177 ont été évaluées par l’UICN et 31.030 sont considérées comme menacées selon les critères de l’UICN.

D’année en année, le travail de l’UICN permet de centraliser davantage  d’informations sur les espèces connues et les espèces menacées. Ainsi, en 2003, seules 22.424 espèces étaient évaluées avec déjà 12.259 espèces considérées comme menacées. En 2010, 55.926 espèces étaient évaluées, et 18.351 étaient considérées comme menacées. Un long travail d’analyse reste à accomplir pour évaluer les 2.137.939 espèces décrites, avec le risque que certaines espèces à risque disparaissent avant la réalisation de leur évaluation.

Les écosystèmes marins sont composés de plantes et d’animaux. Selon les dernières évaluations de l’UICN, en 2020, sur les 20.341 poissons évalués (y compris d’eau douce) 2.721 sont menacés ; pour les 8.748 espèces de mollusques, 2.250 sont menacées ; pour les crustacés, 733 sont menacés parmi les 3.181 évalués ; pour le corail, 237 espèces menacées parmi les 864 évaluées. Parmi les espèces menacées, la liste rouge compte aussi  des mammifères marins (dauphins, baleines, otaries), des reptiles marins (tortues) ou encore des plantes telles que les algues.

Bien que la Liste Rouge de l’UICN donne un bon aperçu de l’état actuel des espèces, elle ne doit pas être interprétée comme une évaluation complète de la biodiversité mondiale. A ce stade, les évaluations du risque d’extinction effectuées ne portent que pour environ 5 % des espèces décrites dans le monde.

Pour les environnements qui nous intéressent, nous plongeurs, selon l’UICN,  les systèmes d’eau douce comptent parmi les plus menacés de tous les écosystèmes. L’UICN met l’accent sur les groupes taxonomiques suivants : poissons, mollusques, crabes et écrevisses. Le milieu marin, est encore mal couvert sur la Liste Rouge de l’UICN, qui comprend moins de 15 % des espèces évaluées. L’UICN a identifié des groupes taxonomiques prioritaires de poissons marins, d’invertébrés, de plantes (mangroves et herbiers marins) et de macro-algues. L’évaluation complète de ces groupes prioritaires pourrait multiplier par 6 le nombre d’espèces marines sur la Liste Rouge.

smoothfish

Source: Scientific American (2020)

Depuis mai 2020, l’espèce « Sympterichthys unipennis », décrite par Cuvier en 1817, et encore mal connue, est officiellement déclarée « Disparue » par l’UICN et rejoint la liste des 878 espèces disparues totalement. Ce poisson marin endémique de la mer de Tasman, au sud de l’Australie, est le premier poisson marin à être considéré comme disparu dans les temps moderne. Un étrange et curieux poisson que nous n’aurons plus la chance d’observer dans son habitat.

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Although no man has been around dinosaurs, when it comes to the disappearance of species, it is often the first that comes to mind. Since the age of the dinosaurs, many species have appeared, been listed or disappeared.

The causes of disappearances are many and varied: natural disasters, habitat loss, deforestation, overexploitation, pollution, climate change,…

To combat these extinctions of animal and plant species, since 1964, we have adopted an information instrument: the « Red List of Threatened Species » managed by the International Union for the Conservation of Nature (IUCN). Like a barometer, this list assigns the species assessed a risk coefficient of extinction: vulnerable, endangered, critically endangered. Of the 2,137,939 species described to date, 116,177 have been assessed by IUCN and 31,030 are considered threatened according to IUCN criteria.

Year after year, IUCN’s work helps to centralize information on known and threatened species. Thus, in 2003, only 22,424 species were assessed with already 12,259 species considered threatened. In 2010, 55,926 species were assessed, and 18,351 were considered threatened. A long process of analysis remains to be done to assess the 2,137,939 species described, with the risk that some species at risk will disappear before their assessment is completed.

Marine ecosystems are made up of plants and animals. According to the latest IUCN assessments, by 2020, for the 20,341 assessed fish (including freshwater) 2,721 are at risk; for the 8,748 species of molluscs, 2,250 are threatened; for crustaceans, 733 are threatened among the 3,181 assessed; for coral, 237 are threatened among the 864 assessed species. The red list also includes marine mammals (dolphins, whales, sea lions), marine reptiles (turtles) and plants such as algae.

Although the IUCN Red List provides a good overview of the current state of species, it should not be interpreted as a comprehensive assessment of global biodiversity. At this stage, extinction risk assessments are only about 5% of the species described worldwide.

 For the environments, divers are interested in, according to IUCN, freshwater systems are among the most threatened of all ecosystems. IUCN focuses on the following taxonomic groups: fish, molluscs, crabs and crayfish. The marine environment is still poorly covered on the IUCN Red List, which includes less than 15% of the assessed species. IUCN has identified priority taxonomic groups of marine fish, invertebrates, plants (mangroves and seagrass beds) and macro-algae. The full assessment of these priority groups could increase the number of marine species on the Red List by six.

Since May 2020, the species « Sympterichthys unipennis », described by Cuvier in 1817, and still little known, has been officially declared « Extinct » by IUCN and joins the list of 878 completely extinct species. This marine fish, which was endemic of the Tasman Sea in southern Australia, is the first marine fish to be considered extinct in modern times. A strange and curious fish that we will no longer have the chance to observe in its habitat.

OMAN, Al Hallaniyat, macro

•12 mars 2020 • Laisser un commentaire

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Livres/Books

  • Rod SALM and Robert BALDWIN, ”Snorkelling and diving in Oman”, Motivate publishing, 1991.

Films/Movies

  • Francis LEGUEN, “Carnets de plongée – L’oasis de Sinbad”, Volume 2, MK2 Editions

Dive center

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A Oman, on ne retrouve pas les somptueux récifs coralliens de Mer rouge ou du Triangle de corail, mais il est bel et bien présent sous différentes formes: tables d’acropora, corail mou, alcyonaire, corail noir et il attire de nombreuses espèces marines. Dans les failles et es blocs de rochers, la vie est différente mais tout aussi variée: murènes, oursins, langoustes, cigales de mer et de très nombreux poulpes. Le sable est aussi un biotope pour les raies et de nombreux gobies des sables. En quittant le bleu pour jeter un oeil sur les fonds marins, on découvre une riche vie de nudibranches, poissons papillons, cardinal, diodons, crevettes. Et si tous ces poissons ne sont pas endémiques, comme le poisson crapaud (Bifax lacinia), ou le poisson clown omanais (Amphiprion omanensis), certaines espèces me semblent encore inconnues. Chaque immersion sous-marine a son propre charme, un joli paysage, une rencontre avec des espèces exceptionnelles ou tout simplement de nouvelles découvertes, même après des milliers de plongées.

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In Oman, you don’t find the sumptuous coral reefs of the Red Sea or the Coral Triangle, but it is present in different shapes: tables of acropora, soft coral, alcyonaire, black coral and it attracts many marine species. In faults and boulders, life is different but equally varied: moray eels, sea urchins, lobsters, slipper lobster and many octopus. The sand is also a biotope for rays and many sand gobies. Leaving the blue to take a look at the seabed, we discover a rich life of nudibranchs, butterfly fish, cardinal, diodons, shrimp. And if not all of these fish are endemic, such as the toad fish (Bifax lacinia), or the Omani clown fish (Amphiprion omanensis), some species still seem unknown to me. Each underwater immersion has its own charm, a beautiful landscape, an encounter with exceptional species or simply new discoveries, even after thousands of dives.

OMAN – Al Hallaniyat

•11 mars 2020 • Laisser un commentaire

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Livres/Books

  • Rod SALM and Robert BALDWIN, ”Snorkelling and diving in Oman”, Motivate publishing, 1991.

Films/Movies

  • Francis LEGUEN, “Carnets de plongée – L’oasis de Sinbad”, Volume 2, MK2 Editions

Dive center

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Plus de 3000 km de côte qui se déroulent entre le détroit d’Ormuz et le golfe d’Aden. Le long de cette côte, trois zones de plongées réputées : les Musadams, la pointe nord est réputée pour ses fjords et coraux mous endémiques. Sur le tropique du Cancer, autour de Mascate, les îles Daymanates, de gros socles calcaires posés sur le sable et vivement colorés par des alcyonaires. A la frontière yéménite, dans la zone tropicale, la région du Dhofar abrite le 3ème site renommé, les îles Hallaniyah, aussi appelées Khuriya Muriya. Ce petit archipel à 40 km des côtes omanaises est composé de 5 îles (Al Hasikiyah, Al Sawda, Qarzawit, Al Qibliyah et la plus grande Al Hallaniyat).

aAutour de ces îles, nous plongeons sur différents types de profil : des haut-fonds, des vallées, des canyons, des cavernes. Ces biotopes abritent de nombreuses espèces de poissons, en particulier, ceux de la grande famille des requins (Elasmobranche) tels que le requin-léopard (Stegostoma fasciatum), le requin guitare (Rhina ancylostoma), les raies torpedo (Torpedo panthera), les raies pastenagues, aigles, mobula et même l’inespérée raie manta. Dans le bleu, de nombreux bancs de poissons et occasionnellement une tortue fait son apparition.

SLIDE SHOW

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More than 3000 km of coastline between the Strait of Hormuz and the Gulf of Aden. Along this coast, three famous dive areas: the Musadams, the northern corner is renowned for its fjords and endemic soft corals. On the Tropics of Cancer, around Muscat, the Daymanates Islands, large limestone bases laid on the sand and brightly colored by alcyonaires. On the Yemeni border, in the tropical zone, the Dhofar region is home to the third renowned site, the Hallaniyah Islands, also known as Khuriya Muriya. This small archipelago 40 km from the Omani coast is composed of 5 islands (Al Hasikiyah, Al Sawda, Qarzawit, Al Qibliyah and the largest Al Hallaniyat). Around these islands, we dive on different types of profile: seamounts, valleys, canyons, caves. These biotopes are home to many species of fish, in particular those of the large family of sharks (Elasmobranche) such as zebra shark (Stegostoma fasciatum), bowmouth guitarfish (Rhina ancylostoma), torpedo rays (Torpedo panthera), stingrays, eagles, mobula and even the unexpected manta ray. In the blue, many schools of fish and occasionally a turtle appears.

OMAN – Angry grouper

•11 mars 2020 • Laisser un commentaire

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Livres/Books

  • Rod SALM and Robert BALDWIN, ”Snorkelling and diving in Oman”, Motivate publishing, 1991.

Films/Movies

  • Francis LEGUEN, “Carnets de plongée – L’oasis de Sinbad”, Volume 2, MK2 Editions

Dive center

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Pendant les 12 premiers mètres, un gros duvet jaune forme une épaisse chape de plomb, la visibilité est quasi-nulle, elle s’améliore avec la profondeur. Le site est composé de plusieurs haut-fonds, des cônes de basalte dont quelques pentes sont recouvertes de jolis alcyonaires mauves. Par-ci, par-là, des bouquets de corail noir et entre les cônes, des bandes de sable blanc. Dans la colonne d’eau, un banc de platax nous examine avant de disparaître dans le duvet jaune. Les mérous malabar immobiles le long des rochers passent quasiment inaperçus. Une raie pastenague patiente à la station de nettoyage, alors qu’une raie aigle la survole et nous attire vers d’autres profondeurs et d’autres raies. Le temps s’écoule rapidement, c’est déjà le moment d’amorcer la remontée le long des cônes, en passant de l’un à l’autre pour atteindre un plateau qui culmine à 6 mètres, un point idéal pour nous regrouper et faire nos paliers. Le courant se charge de nous reconduire au bateau.

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The first 12 meters, a large yellow duvet forms a thick lead cap, visibility is almost nil, it improves with depth. The site is composed of several seamounts, basalt cones of which some slopes are covered with pretty purple softcorals. Here and there, black coral bunches and between the cones, strips of white sand. In the water column, a platax school examines us before disappearing into the yellow duvet. Malabar groupers motionless along the rocks go almost unnoticed. A stingray stops at the cleaning station, while an eagle ray flies over it and draws us to other depths and rays. Time passes quickly, it’s already time to start the ascent along the cones, passing from one to the other to reach a plateau that peaks at 6 meters, an ideal point to regroup and make our safety stop. And the current takes us back to the boat.

OMAN – Marriot Wreck

•10 mars 2020 • Laisser un commentaire

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Livres/Books

  • Rod SALM and Robert BALDWIN, ”Snorkelling and diving in Oman”, Motivate publishing, 1991.

Films/Movies

  • Francis LEGUEN, “Carnets de plongée – L’oasis de Sinbad”, Volume 2, MK2 Editions

Dive center

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Nous remontons la côte en direction des îles Hallaniyat. En chemin, un arrêt est prévu pour plonger sur une épave, en face de l’hôtel Marriott. Ce naufrage n’est pas assez documenté pour nous fournir le nom de l’épave, qui pour les plongeurs est devenue le « Marriott wreck ». De ce bateau, il ne reste qu’un tas de ferrailles gisant entre 10 et 15 mètres sur un axe nord-sud. L’épave abrite de nombreux poissons chats dorés et des jeunes raies torpies. Plusieurs bancs de poissons profitent également des éléments hauts pour se regrouper à l’abri des prédateurs. En cherchant dans les éléments éparpillés, on trouve des nudibranches, des soles ou encore des poulpes.

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We cruise along the coast towards the Hallaniyat Islands. Along the way, a stop is planned to dive on a wreck in front of the Marriott Hotel. This shipwreck is not sufficiently documented to provide us with the name of the wreck, which for divers has become the « Marriott wreck ». Of this boat, there is only a pile of scrap metal lying between 10 and 15 meters on a north-south axis. The wreck is home to many golden catfishes and young torpedo rays. Several schools of fishes also take advantage of the high elements to congregate in the shelter of predators. Looking through the scattered elements, we find nudibranchs, flat fishes or octopuses.

OMAN – RAS MIRBAT, plongée de réadaptation / First dive

•10 mars 2020 • Laisser un commentaire

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Livres/Books

  • Rod SALM and Robert BALDWIN, ”Snorkelling and diving in Oman”, Motivate publishing, 1991.

Films/Movies

  • Francis LEGUEN, “Carnets de plongée – L’oasis de Sinbad”, Volume 2, MK2 Editions

Dive center

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Après 3 heures de navigation au départ de Salalah, nous arrivons à proximité de la ville de Mirbat pour la première plongée du séjour. Shaker, le chef de croisière a choisi un fond en pente douce, avec un plateau à 15 mètres et un second plateau à 25 mètres. Après la vérification du matériel et du lestage, nous glissons vers le premier plateau où nous attend une grande raie pastenague et de nombreuses murènes, dont la murène dragon (Enchelycore pardalis). Dans de petites anémones, je découvre mes premiers poissons clowns omanais (Amphiprion omanensis), une variante endémique de cette famille présente de Mer Rouge au triangle de corail. Dans les failles, langoustes et cigales de mer se cachent dans la pénombre. Shaker me fait de grands signes pour m’indiquer un poisson crapaud (Bifax lacinia) dissimulé sous un rocher. Dès la première plongée, ma croisière est réussie, j’ai déjà observé bon nombre des espèces que je souhaitais découvrir.

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After 3 hours of sailing from Salalah, we arrive near the town of Mirbat for our first dive. Shaker, the cruise manager chose a gently sloping bottom, with a plateau at 15 meters and a second plateau at 25 meters. After checking our equipment and our weights, we slide to the first plateau where we are waiting for a large stingray and many moray eels, including the dragon moray eel (Enchelycore pardalis). In small anemones, I discover my first Omani clown fish (Amphiprion omanensis), an endemic variant of this family present from the Red Sea to the coral triangle. In the faults, lobsters and flat lobsters hide in the darkness. Shaker gives me great signs to show me a two-faced toad fish (Bifax lacinia) hidden under a rock. From the first dive, my cruise is successful, I have already observed many of the species I wanted to discover.

INDONESIA – AMBON: Rascasse Ambon/ Ambon scorpionfish

•5 février 2020 • Laisser un commentaire

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Informations

Livres/Books

Karl MULLER et al.”Diving Southeast Asia”, Periplus editions, 1997.

Karl MULLER, “Underwater Indonesia. A guide to the world’s greatest diving”, Periplus editions, 1995.

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A la lecture d’un guide d’identification, il paraît simple de distinguer les poissons des familles: Scorpaenidae, Synanceiidae ou encore Tetrarogidae, mais en plongée et en utilisant les noms communs, il est moins aisé de classer les poissons scorpions, les poissons lions et les poissons pierres dans leur famille ou tout simplement de les rassembler par catégorie. Un seul exemple, le poisson feuille et le poisson feuille cacatoès semble fort proche par leur morphologie mais ils appartiennent à deux familles distinctes.

La cinquantaine d’espèces de ces familles est largement représentée à Ambon et en particulier les espèces remarquables et appréciées des plongeurs telles que les poissons lions double ocelles (Scorpaenidae), les rhinopias (Scorpaenidae), les poissons feuilles (Scorpaenidae), les poissons diables (Synanceiidae), les poissons pierres (Synanceiidae) ou encore les poissons feuilles cacatoes (Tetrarogidae).

A Ambon, les plongeurs passionnés de biologie et d’identification des espèces trouvent de nombreux représentants de ces 3 familles, à différents stades de leur vie ou en pleine action de séduction ou de défense de leur territoire.

Après deux séjours infructueux à la recherche des rascasses ambon (Pteraidichthys amboinensis), ce troisième séjour nous permet enfin d’en observer quelques-unes. Malgré leur nom, elles ne sont pas endémiques à la région, leur aire de répartition s’étend du nord de l’Australie au sud du Japon en passant par l’Indonésie. Selon leur coloration, elles se confondent facilement avec les rhinopias (Rhinopias aphanes). Leur taille est cependant deux fois plus petite et leurs cils sont beaucoup plus longs que les pagaies des rhinopias.

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Reading an identification guide, it seems simple to distinguish fish from families: Scorpaenidae, Synanceiidae or Tetrarogidae, but in diving and using common names, it is less easy to classify scorpion fish, lion fish and stone fish in their family or simply collect them by category. A single example, leaf fish and cockatoo waspfish seem very close in their morphology but they belong to two distinct families.

The fifty species of these families are widely represented in Ambon and in particular the remarkable and appreciated species from divers such as twinspot lionfish (Scorpaenidae), rhinopias (Scorpaenidae), leaf scorpionfish (Scorpaenidae), devilfish (Synanceiidae), stonefish (Synanceiidae) or cockatoo waspfish (Tetrarogidae).

In Ambon, divers with a passion for biology and species identification find many representatives of these 3 families, at different stages of their lives or in the midst of seduction or defense of their territory.

After two unsuccessful travels in search of ambon scorpionfish (Pteraidichthys amboinensis), this third visit finally allows us to observe some of them. Despite their name, they are not endemic to the region, their range extends from northern Australia to southern Japan via Indonesia. Depending on their coloration, they are easily confused with rhinopias (Rhinopias aphanes). However, their size is twice as small and their cirrus are much longer than rhinopia paddles.

INDONESIA: Ambon (super) macro

•26 novembre 2019 • Laisser un commentaire

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Informations

Livres/Books

Karl MULLER et al.”Diving Southeast Asia”, Periplus editions, 1997.

Karl MULLER, “Underwater Indonesia. A guide to the world’s greatest diving”, Periplus editions, 1995.

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Les fonds sous-marins de la baie de Ambon ne sont pas couverts des plus beaux récifs coralliens de la région, mais ces fonds rocailleux abritent une grande diversité de petites bestioles colorées comme les nudibranches, minuscules comme la crevette chevelue, aux formes étranges comme certains crabes et toujours captivantes pour le plongeur ouvert à de nouvelles rencontres.

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The seabed of Ambon Bay is not covered by the most beautiful coral reefs of the area, but these rocky bottoms are home to a great diversity of small colorful creatures like nudibranchs, tiny critters like the hairy shrimp, strange shapes like some crabs and always captivating for the diver open to new encounters.