MEXICO – BAJA CALIFORNIA SUR: La Paz, 20 ans plus tard – La Paz, 20 years later 

•7 septembre 2022 • Laisser un commentaire

Dive center: Baja Underwater Expedition

Vingt ans se sont écoulés depuis notre premier séjour en Basse-Californie. A l’époque, nous découvrions la mer de Cortez et ces poissons (poissons créoles, poissons anges de Cortez, poissons- savons, poissons faucons géant), nos premières otaries, nos premiers fonds couverts de gorgones et quelques manta et bancs de mobulas. Il nous reste de bons souvenirs et quelques mauvaises photos argentiques de ce voyage estival. 

Depuis lors, nous avons séjourné à plusieurs reprises à La Paz et environs mais à d’autres saisons. Avec des différences notables, dans une mer saisonnière, en termes de température de l’eau, de visibilité, d’agrégation de poissons, de migration de cétacés. 

Durant ce séjour, nous replongeons sur les sites dans des conditions similaires. ‘El barro’ n’est plus au programme, déjà il y a 20 ans, les bancs de marteaux n’étaient que de vagues souvenirs, entre temps les derniers spécimens sont devenus rares. ‘La reina’ attire encore quelques mantas plus discrètes, quelques otaries et de très beaux bancs de poissons. Des tortues ont aussi adopté l’îlot comme aire de repos. L’accès à ‘Los islotes’ est interdit en août pour permettre aux jeunes otaries de grandir sereinement, mais dès la réouverture du site, le nombre de snorkeleurs et de plongeurs explose pour découvrir la nouvelle génération. La colonie semble en progression. Par contre, côté poisson, l’eau semble bien vide, moins de poissons créoles, pas de mobulas, pas de raies aigles. Par contre, plus expérimentés, nous sommes plus sensibles à la présence de nudibranches, de blennies, et autres petits poissons.  

Entre souvenirs altérés et changements dans nos exigences en plongée, la Basse-Californie du sud a encore beaucoup à nous offrir.  

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Twenty years have passed since our first stay in Baja California. At the time, we were discovering the Sea of Cortez and these fish (creole fish, Cortez angelfish, soapfish, giant falcon fish), our first sea lions, our first bottoms covered with gorgonians and a few mantas and schools of mobulas. We have good memories and some bad film photos of this summer trip.  
Since then, we have stayed several times in La Paz and surroundings but in other seasons. With notable differences, in a seasonal sea, in terms of water temperature, visibility, fish aggregation, cetacean migration.  
During this stay, we dive again on the sites in similar conditions. ‘El barro’ is no longer on the program, already 20 years ago, the benches of hammerheads were only vague memories, in the meantime the last specimens have become rare. ‘La reina’ still attracts a few more discreet mantas, a few sea lions and very beautiful schools of fish. Turtles have also adopted the islet as a resting place. Access to ‘Los islotes’ is prohibited in August to allow young sea lions to grow up peacefully, but as soon as the site reopens, the number of snorkelers and divers explodes to discover the new generation. The colony seems to be progressing. On the other hand, on the fish side, the water seems very empty, less creole fish, no mobulas, no eagle rays. On the other hand, more experienced, we are more sensitive to the presence of nudibranchs, blennies, and other small fish.  
Between altered memories and changes in our diving requirements, Baja California Sur still has a lot to offer.   

MEXICO: Exit Isla Natividaded, let’s go Magdalena

•6 septembre 2022 • Laisser un commentaire

Dive organisator: Baja underwater expedition

Des années que je rêve de plonger dans les forêts de khelps. Un projet qui jusque là n’a jamais abouti faute de réunir un minimum de conditions au bon moment. Cette année, l’occasion se présente de nous joindre à une mini expédition sur l’île de la Nativité, en Basse-Californie du sud, dans la réserve de biosphère de Vizcaino.

Cette île compte un peu plus de 650 habitants, pour la plupart des pêcheurs de homard et d’ormeau, également inscrit dans un projet coopératif d’éco-tourisme. Cette île de 7 km de long, en bordure du Pacifique abrite des oiseaux, des dauphins, des requins, des baleines, des tortues, des éléphants de mer, des phoques, des otaries et des forêts de khelps. L’île compte une grande variété de plantes et d’animaux endémiques. La partie nord protégée est une zone de nidification pour les cormorans, les pélicans et les puffins à col noir (on estime que 85% de la population mondiale de cette espèce nidifie sur l’île).

« Isla Natividade Canceled ». L’information vient de nous parvenir, le voyage est annulé, à moins de deux semaines du départ, il faut trouver une option alternative. Or, selon moi, ce n’est pas la meilleure saison pour les plongées en Basse-Californie du sud et j’avais très envie de découvrir les forêts de khelps géants. Après les recherches et investigations de notre ami Giacomo, une possibilité se dessine de plonger dans des petits khelps, sur la côte pacifique, à proximité de Magdalena bay. Mais la logistique est lourde car il n’y a pas de centre de plongée dans cette zone. Pour deux jours de plongée, nous devons emmener tout le matériel de La Paz, y compris les bouteilles.

Giacomo a contacté un pêcheur local, habitué à la recherche des marlins, mais pas aux groupes de plongeurs. Pour la première plongée, il nous conduit le long de la côte nord de l’île Magdalena. Au sondeur, le fond semble constitué de canyons compris entre 10 et 11 mètres, l’endroit est connu des pêcheurs pour la présence de poissons. Une bouée nous permet d’évaluer l’intensité du courant. Comme aucune information ne nous permet d’anticiper ce que sera cette plongée, quelques consignes spécifiques sont ajoutées au briefing.

A la mise à l’eau, la température de l’eau nous surprend, de 30°C en mer de Cortez, ici, elle descend à 20°C, même préparé, c’est un choc.

Nous arrivons sur le fond et seconde découverte, il n’y a pas de canyons, mais un fond de sable, avec des patchs de khelps, d’une hauteur d’un bon mètre, d’où notre interprétation erronée des données du sondeur. Avec la houle qui met en mouvement les khelps, le mal de mer peut vite se faire ressentir. Nous le surpassons, par l’envie de découvrir ce nouvel environnement.

Quelques poissons nagent au-dessus des feuilles, une petite raie pastenague se dissimule dans le sable, quelques coquillages s’accrochent aux feuilles. Et arrivent deux poissons orange, faciles à identifier, des Garibaldi, de quoi nous satisfaire. Le temps passe rapidement et le froid commence à se faire sentir. Nous amorçons la remontée ravis de cette première découverte des khelps.

Pour la seconde plongée, nous choisissons une mini baie bordée de plage et de rochers où réside une colonie d’otaries. La profondeur varie entre 14 et 7 mètres et nous ne savons pas plus que pour la première plongée à quoi nous attendre. Sur le fond, nous retrouvons les mêmes khelps (Eisenia Arborea), une tige d’un bon mètre, surmontée de longues feuilles de couleur brun-jaune qui se déploient comme les pétales d’une fleur. Ici, les racines-crampons sont fixées sur des rochers. Même si ces khelps restent de petites tailles, par leur densité, ils donnent l’impression de former une mini forêt.

Dans cette colonie, les otaries ne côtoient pas les plongeurs, comme à La Paz, et elles ne restent pas indifférentes à notre présence. Par groupe d’une dizaine, elles se dirigent droit vers nous, avec des cris et quelques mouvements de dissuasion. Pas question de jouer avec elles, comme à Los Islotes mais la rencontre reste intéressante.

Fort de notre première expérience, nous explorons davantage les espaces entre les khelps, où se cachent des coquillages, dont les ormeaux, de petits poissons, comme des blennies ou encore des nudibranches. Parfois un mouvement des feuilles laisse entrevoir une raie pastenague ou une raie guitare. Nos recherches finissent par nous permettre de découvrir le petit dormeur buffle mexicain (Heterodontus mexicanus). En plus d’une multitude de poissons, d’autres Garibaldi, des raies guitares, des langoustes se sont installés entres les racines des khelps.

Encore une fois, le froid se fait sentir après une heure de plongée, mais le plaisir et la joie d’explorer un nouveau biotope et de rencontrer de nouvelles espèces nous font oublier ce petit désagrément. Dès la sortie de l’eau, une seule envie, trouver une solution logistique pour pouvoir réaliser un plus grand nombre de plongées et approfondir notre exploration des khelps et pourquoi pas de la baie de Magdalena, elle-même

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Years that I dream of diving in the forests of khelps. A project that until now has never succeeded due to a lack of conditions at the right time. This year, the opportunity presents itself to join us in a mini expedition to the Isla Natividaded, in Baja California Sur, in the Vizcaino Biosphere Reserve.

This island has just over 650 inhabitants, mostly lobster and abalone fishermen, also part of a cooperative eco-tourism project. This 7 km long island, bordering the Pacific, is home to birds, dolphins, sharks, whales, turtles, elephant seals, seals, sea lions and khelp forests. The island has a wide variety of endemic plants and animals. The protected northern part is a nesting area for cormorants, pelicans and black-necked shearwaters (it is estimated that 85% of the world’s population of this species nests on the island).

« Isla Natividade Canceled ». The information has just reached us, the trip is canceled, less than two weeks before departure, we must find an alternative option. However, in my opinion, this is not the best season for diving in Baja California Sur and I really wanted to discover the forests of giant khelps. After the research and investigations of our friend Giacomo, a possibility emerges to dive in small khelps, on the Pacific coast, near Magdalena bay. But the logistics are heavy as there is no dive center in this area. For two days of diving we must bring all the equipment from La Paz, including the bottles.

Giacomo contacted a local fisherman, accustomed to looking for marlins, but not to groups of divers. For the first dive, he takes us along the north coast of Magdalena Island. At the sonar, the bottom seems to consist of canyons between 10 and 11 meters, the place is known to fishermen for the presence of fish. A buoy allows us to evaluate the intensity of the current. As no information allows us to anticipate what this dive will be, some specific instructions are added to the briefing.

At the launch, the temperature of the water surprises us, from 30 ° C in the Sea of Cortez, here, it drops to 20 ° C, even prepared, it is a shock.

We arrive on the bottom and second discovery, there are no canyons, but a sandy bottom, with patches of khelps, a height of a good meter, hence our misinterpretation of the sounder data. With the swell that sets the khelps in motion, seasickness can quickly be felt. We surpass it, by the desire to discover this new environment.

A few fish swim above the leaves, a small stingray hides in the sand, a few shells cling to the leaves. And arrive two orange fish, easy to identify, Garibaldi, enough to satisfy us. Time passes quickly and the cold begins to be felt. Happy with this first discovery of khelps, we make surface.

For the second dive, we choose a mini bay lined with beach and rocks where a colony of sea lions resides. The depth varies between 14 and 7 meters and we do not know more than for the first dive what to expect. On the background, we find the same khelps (Eisenia Arborea), a stem of a good meter, surmounted by long leaves of brown-yellow color that unfold like the petals of a flower. Here, the roots are fixed on rocks. Even if these khelps remain small in size, by their density, they give the impression of forming a small forest.

In this colony, sea lions do not rub shoulders with divers, as in La Paz, and they do not remain indifferent to our presence. In groups of a dozen, they head straight towards us, with screams and some deterrent movements. No question of playing with them, as in Los Islotes but the meeting remains interesting.

With our first experience, we explore more the spaces between the khelps, where shells, including abalone, small fish, such as blennies or nudibranchs, are hidden. Sometimes a movement of the leaves gives a glimpse of a stingray or a guitar ray. Our research eventually allowed us to discover the small Mexican hornshark (Heterodontus mexicanus). In addition to a multitude of fish, other Garibaldi, guitar rays, lobsters have settled between the roots of the khelps.

Once again, the cold is felt after an hour of diving, but the pleasure and joy of exploring a new biotope and meeting new species make us forget this little inconvenience. As soon as you get out of the water, only one desire, find a logistical solution to be able to carry out a greater number of dives and deepen our exploration of the khelps and why not of the bay of Magdalena, itself

NETHERLANDS : Dégradation des sites de plongée – Degradation of dive sites

•6 septembre 2022 • Laisser un commentaire

Souvent j’ai pointé la pollution qui détruit les sites de plongée et de manière plus générale le milieu marin.

Je viens de lire un article qui parle de braconnage d’huitres en Zélande. Plus de 2000 kilos d’huitres auraient été collectés à Kats, en toute illégalité. Le ramassage de coquillages est autorisé jusqu’à 10 kg par personne, ce qui est déjà beaucoup, compte tenu du nombre de collecteurs et de la petite taille des zones accessibles à marée basse.

Selon l’observatoire Agriscope, en Normandie, 1000 hectares de fermes aquacoles produisent 25000 tonnes d’huitres par an, soit une productivité de 25 tonnes par hectare.

Les sites de plongée n’ont pas de grande superficie, pour Kats la bande côtière ne dépasse pas l’hectare à marée basse, et la productivité y est sans doute plus faible que dans une ferme aquacole, alors prélever un dixième des huitres du site peut avoir de réelles conséquences sur la biodiversité locale.

En 2011, une étude menée par Nature Conservancy, publiée dans Bioscience, faisait état de la disparition de 85% des récifs huitriers en Europe et aux Etats-Unis, à cause de la sur-cueillette.

En Zélande, les huitres sont à la base du développement de ce qu’on pourrait appeler un récif, en fait un banc d’huitres qui, comme les récifs coraliens, permet de fixer la flore et une petite faune sur les fonds sableux. Dans le sable, les huitres représentent un socle dur pour les organismes qui ont besoin d’un ancrage solide, comme les éponges, les bryozoaires, les ascidies qui à leur tour vont abriter des caprelles, des crevettes, des crabes juvéniles, des nudibranches,… Ces petits animaux au pied de la chaîne alimentaire, attireront des hippocampes, des syngnathes, des seiches et autres poissons.

En collectant 2 tonnes d’huitres sur ce site, c’est tout le site de Kats, déjà soumis aux aléas climatiques, à la pollution et aux dégradations involontaires des touristes (plongeurs, baigneurs) qui est mis en péril.

Often I have pointed to the pollution that destroys dive sites and more generally the marine environment.

I just read an article about oyster poaching in Zeeland. More than 2,000 kilos of oysters were reportedly collected in Kats, illegally. Shellfish collection is allowed up to 10 kg per person, which is already a lot, given the number of collectors and the small size of the areas accessible at low tide.

According to the Agriscope observatory, in Normandy, 1,000 hectares of aquaculture farms produce 25,000 tons of oysters per year, a productivity of 25 tons per hectare.

The dive sites do not have a large area, for Kats the coastal strip does not exceed one hectare at low tide, and productivity is probably lower than in an aquaculture farm, so taking a tenth of the oysters from the site can have real consequences on local biodiversity.

In 2011, a study conducted by the Nature Conservancy, published in Bioscience, reported the disappearance of 85% of the reefs in Europe and the United States, due to over-harvesting.

In Zeeland, oysters are the basis for the development of what could be called a reef, in fact a school of oysters which, like coral reefs, makes it possible to fix flora and a small fauna on the sandy bottoms. In the sand, oysters represent a hard base for organisms that need a solid anchor, such as sponges, bryozoans, ascidians which in turn will shelter caprella, shrimp, juvenile crabs, nudibranchs,… These small animals at the first level of the food chain, will attract seahorses, pipehorses, cuttlefish and other fish.

By collecting 2 tons of oysters on this site, it is the entire site of Kats, already subject to climatic hazards, pollution and involuntary degradation of tourists (divers, swimmers) that is endangered.

NETHERLANDS: Reprise estivale –

•19 juillet 2022 • Laisser un commentaire

Après les confinements COVID, après les intempéries de 2021, nous reprenons notre routine de plongée en Zélande, au début de l’été. Déjà trop tardivement pour observer la reproduction des seiches. Après quelques plongées très calmes, peu de vie hormis les crabes et macropodes, voici que débute l’explosion des nudibranches. A une semaine d’intervalle, des sites qui présentaient peu d’intérêt faunistique sont soudainement animés par une multitude de nudibranches. Dans notre souvenir, l’apparition des nudibranches se fait par vague : les doris citrons (Doris pseudoargus) et les éolidiens apparaissent en fin de printemps, avant de céder la place à d’autres espèces. Cette année, plusieurs espèces prolifèrent au même moment : les élysies, les flabellines (Coryphella verrucosa), les antiopelles (Antiopella cristata), les doris ocellées (Doris ocelligera), les polycera (Polycera quadrilineata) ou encore les thécacères (Thecacera perrigera). Nous ne découvrons aucune nouvelle espèce (pas encore), juste une apparition et une reproduction simultanées. Les rubans d’œufs sont visibles en quantité, sur des supports variés et à diverses profondeurs. Les œufs étant souvent plus visibles que les nudibranches, ils nous servent de référence pour localiser les nudibranches, parfois avec quelques surprises lorsque nous associons un type de ruban à une espèce qui devrait avoir une autre forme de ponte. Notre technique n’est pas infaillible.

Une autre espèce est également dans sa phase de croissance : les syngnathes. Par chance, nous avons pu observer quelques très jeunes syngnathes, des fils qui dérivent dans la colonne d’eau. Après une semaine, ils ont changé de taille, se rapprochent des fonds et de leur nourriture préférée : les larves de crustacés, comme les mysis. En prenant le temps de les observer, nous les voyons réaliser de petits sauts pour gober les mysis qui évoluent entre les algues.

Pour observer ces animaux de petite taille, nous scrutons les fonds, les éponges, les algues, les huitres comme un scanner. La Zélande, c’est une question de patience et d’observation méthodique.

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After the COVID lockdowns, after the bad weather of 2021, we resume our diving routine in Zeeland, at the beginning of the summer. Already too late to observe the reproduction of cuttlefish. After a few very calm dives, little life except crabs and macropods, here begins the explosion of nudibranchs. A week apart, sites that were of little faunal interest are suddenly animated by a multitude of nudibranchs. In our memory, the appearance of nudibranchs is done in waves: lemon doris (Doris pseudoargus) and eolidians appear in late spring, before giving way to other species. This year, several species proliferate at the same time: elysias, flabellines (Coryphella verrucosa), antiopella (Antiopella cristata), ocellated doris (Doris ocelligera), polycera (Polycera quadrilineata) or thecacera (Thecacera perrigera). We are not discovering any new species (not yet), just a simultaneous appearance and reproduction. Egg ribbons are visible in quantity, on various supports and at various depths. Since eggs are often more visible than nudibranchs, they serve as a reference for us to locate nudibranchs, sometimes with some surprises when we associate a type of ribbon with a species that should have another form of eggs. Our technique is not perfect.

Another species is also in its growth phase: syngnathes. Luckily, we were able to observe some very young syngnathes, threads that drift in the water column. After a week, they have changed in size, getting closer to the bottom and their favorite food: the larvae of crustaceans, like mysis. Taking the time to observe them, we see them make small jumps to swallow the mysis that evolve between the algae.

To observe these small animals, we scan the bottoms, sponges, algae, oysters like a scanner. Zeeland is a matter of patience and methodical observation.

CUBA : Les gorgones, élément structurant des fonds caraïbes / Gorgonians, a structuring element of Caribbean seabeds

•20 juin 2022 • Laisser un commentaire

Centre de plongée/DIVE CENTER: Atlantis Varadero https://www.scubaatlantisvaradero.com/

Lors des discussions entre plongeurs, la question revient souvent : « Où préfères-tu plonger, quel est le plus bel endroit de plongée ? ».

Question à laquelle, je n’ai jamais de réponse car une mer n’est pas l’autre, certains lieux sont plus propices pour concentrer les poissons pélagiques et les grands animaux, d’autres cachent de nombreuses curiosités ou des espèces endémiques et des événements imprévus peuvent transformer une plongée ordinaire en plongée extraordinaire ou le contraire.

Pour moi, le principe d’une plongée réussie, c’est de ne pas vouloir voir ce qui n’existe pas sur le lieu de plongée et de savoir apprécier les spécificités d’une mer.

Les gorgones se rencontrent en de multiples endroits. Les tombants de Méditerranée sont célèbres pour les gorgones éventails qui les habillent.

Dans les mers tropicales, comme en Indonésie, les gorgones sont souvent scrutées en détail pour y trouver des hippocampes pygmées, au point d’en oublier de contempler l’hôte.

En Mer de Cortez, les gorgones représentent la principale source de couleur des fonds rocheux.

Même si les gorgones ne sont pas une denrée rare sous la surface, de mon point de vue, il y a une mer où elles sont l’élément structurant des fonds marins, c’est dans les Caraïbes. Sur les sites peu profonds, des bancs de sable compacts, les récifs des Caraïbes sont principalement composés de gorgones : gorgones doigts, gorgones des tombants, gorgones dichotomes, gorgones plumes, gorgones éventails, lacets de mer… Les gorgones se fixent sur ces bancs, les colorent et fournissent un abri à un grande variété de poissons, de crustacés ou encore de coquillages. Sous la force des courants, elles ondulent et animent ces récifs.

Les conditions de plongée : eaux calmes et chaudes, grande visibilité participent également à la contemplation globale de ces récifs. Il y a peu de sites de plongée où l’on peut se permettre de rester dans le bleu, détaché du mur ou du fond, pour prendre le temps de regarder le récif dans son ensemble, profiter de ses respirations, s’approcher pas à pas pour observer les détails et commencer à chercher la petite vie qui se dissimule entre les branches de ces gorgones.

En mer des Caraïbes, intéressez-vous aux gorgones, sur les meilleurs sites, elles vous sauteront aux yeux.

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During discussions between divers, the question often comes up: « Where do you prefer to dive, what is the most beautiful place to dive? »

Question to which, I never have an answer because one sea is not the other, some places are more suitable to concentrate pelagic fish and large animals, others hide many curiosities or endemic species and unforeseen events can turn an ordinary dive into extraordinary diving or the opposite.

For me, the principle of a successful dive is not to want to see what does not exist on the dive site and to know how to appreciate the specificities of a sea.

Gorgonians are found in multiple areas. Mediterranean walls are famous for the fan gorgonians that dress them.

In tropical seas, such as Indonesia, gorgonians are often scrutinized in detail for pygmy seahorses, to the point of forgetting to contemplate the host.

In the Sea of Cortez, gorgonians are the main source of colour for rocky bottoms.

Even if gorgonians are not a rare below the surface, from my point of view, there is a sea where they are the structuring element of the seabed, it is in the Caribbean. On shallow sites, compact sandbanks, caribbean reefs are mainly composed of gorgonians: Corky sea finger, deepwater sea fan, bent sea rod, rough sea plume, common sea fan, angular sea whip… Gorgonians settle on these banks, color them and provide shelter for a wide variety of fish, crustaceans or shellfish. Under the force of currents, they undulate and animate these reefs.

Diving conditions: calm and warm waters, high visibility also contribute to the overall contemplation of these reefs. There are few dive sites where one can afford to stay in the blue, detached from the wall or bottom, to take the time to look at the reef as a whole, enjoy its breaths, approach step by step to observe the details and start looking for the little life that hides between the branches of these gorgonians.

In the Caribbean Sea, take an interest in gorgonians, on the best sites, they will jump out at you.

CUBA : Incursion à Playa coral – Discover Playa coral

•14 juin 2022 • Laisser un commentaire

Centre de plongée/Dive center: Atlantis Varadero

En plongée, nous sommes tributaires de la météo, des places disponibles sur les bateaux, des problèmes techniques de ces derniers. Et heureusement, il existe aussi des solutions alternatives. Alors que le bateau n’est pas disponible, Luis Miguel nous propose de découvrir Playa coral, un site qui permet les départs directement de la plage. Après une vingtaine de kilomètres parcourus en voiture, nous arrivons sur une cote rocheuse, le récif est frangeant. Quelques aménagements sommaires, souvent jusque quelques marches taillées à même le rocher, indiquent les points d’accès les plus aisés. Ici aussi, l’eau est chaude, claire, calme et peu profonde. Comme le platier affleure sous la surface, une connaissance du lieu permet de trouver les quelques chenaux qui nous permettent de gagner la pleine eau.

Une première exploration de la cote nous mène vers des plaines de sable, un biotope idéal pour les poissons plats et les raies pastenagues. Ce sable abrite également des crustacés, des anémones et de nombreux poissons opistognathes, dont le plus fréquent sur cette zone, l’opistognathe à tête jaune et spécifiquement à Playa coral, l’opistognathe à grosse tête.

De retour vers le platier, nous jetons un œil aux diverses formations de corail dur, les premières rencontrées dans cette partie des eaux cubaines. Quelques bancs de poissons chirurgiens, des diodons, des ptérois, des perroquets y trouvent un lieu de vie idéal, avec nourriture, station de nettoyage et abris.

Pour notre seconde exploration, nous restons sous des avancées rocheuses qui s’enfoncent plus profondément sous l’eau. Ces rochers sont couverts d’un mixte de coraux durs et de gorgones, des ambiances marines d’un bel effet.  

Les amateurs de plongée profondes ne trouveront pas leur bonheur sur cette cote à moins de 15 mètres de profondeur. Mais il serait dommage de ne pas visiter Playa coral lors d’un passage à Varadero, les fonds différent quelque peu de ceux de la Pointe Hicacos. Et durant le week-end, c’est l’occasion de rencontrer les plongeurs locaux en sortie familiale.

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In scuba-diving, we are dependent on the weather, the places available on the boats, the technical problems of the latter. And fortunately, there are also alternative solutions. While the boat is not available, Luis Miguel offers us to discover Playa coral, a site that allows departures directly from the beach. After about twenty kilometers traveled by car, we arrive on a rocky coast, the reef is fringing. Some basic buildings, often up to a few steps carved into the rock, indicate the easiest access points. Here too, the water is warm, clear, calm and shallow. As the flatbed outcrops below the surface, a knowledge of the place makes it possible to find the few channels that allow us to gain the open sea.

A first exploration of the coast leads us to sand plains, an ideal biotope for flatfish and stingrays. This sand is also home to crustaceans, anemones and many jawfish, in this area, the most common is the yellow-headed jawfish and specifically in Playa coral, the big-headed jawfish.

Back to the platier, we take a look at the various hard coral formations, the first encountered in this part of Cuban waters. A few schools of surgeon fish, diodons, pterois, parrots find an ideal place to live, with food, cleaning station and shelters.

For our second exploration, we remain under rocky advances that sink deeper underwater. These rocks are covered with a mix of hard corals and gorgonians, marine atmospheres of a beautiful effect.  Lovers of deep diving will not find their happiness on this coast at less than 15 meters deep. But it would be a shame not to visit Playa coral during a visit to Varadero, the bottoms are somewhat different from those of the Hicacos peninsula. And during the weekend, it’s an opportunity to meet local divers relaxing with friends and family.

CUBA: Découverte sous la mer – Underwater exploration

•10 juin 2022 • Laisser un commentaire

Centre de plongée/ Dive center: Atlantis Varadero https://www.scubaatlantisvaradero.com/

Décision de toute dernière minute, alors que les pays peinent à renouer avec le tourisme, nous avons attendu jusqu’à la dernière semaine pour prendre des billets vers Cuba. Pas de décision murement étudiée, juste une opportunité. Nous plongeons sur la péninsule Hicacos, mieux connue comme station balnéaire de Varadero, en fin de haute saison, les pluies arrivent et avec elles les moustiques. Nous sommes d’autant mieux sous l’eau.

C’est notre premier séjour à Cuba, presque une première dans les Caraïbes (hormis deux séjours dans le Yucatan). Se pose la question de savoir si nous sommes toujours dans les Caraïbes. Varadero se trouve au nord de Cuba, à l’autre extrémité du détroit de Floride, dans le Golfe du Mexique ou dans la mer des Sargasses, sans les arguments d’un expert, nous ne trancherons pas.

Si Cuba fait partie des destinations phares, avec les sites « Des jardins de la Reine », Varadero est plutôt à classer dans les plongées « détente ».

Les sites de plongée sont distants de quelques centaines de mètres sur deux parallèles au trait de côte, un premier palier entre 8 et 10 mètres de profondeur et un second aux alentours des 20 mètres. Nous retrouvons avec bonheur une eau chaude, constante à 27°C et claire, avec une visibilité de plusieurs dizaines de mètres. Sur un socle de sable blanc, des parties rocheuses sont propices à l’ancrage de gorgones éventails et de gorgones fouets. Parmi ces gorgones quelques patchs de corail dur et des éponges barriques complètent l’ambiance.

Une multitude de petits poissons s’abritent dans ces jardins de gorgones, beaucoup de juvéniles, mais aussi des blennies, des demoiselles, des poissons papillons, des chromis. Par contre, les poissons adultes ou de grandes tailles sont assez rares, quelques barracudas, parfois un banc de carangues jaunes ou de platax atlantiques, mais pas la grande foule. Dans les cavités, quelques murènes ou langoustes distraient les plongeurs des ondulations des gorgones.

Varadero, une destination relax, pour les plongeurs débutants et sans prise de tête pour les plus expérimentés.

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A very last minute decision, while countries are struggling to reconnect with tourism, we waited until the last week to take tickets to Cuba. No carefully considered decision, just an opportunity. We dive on the Hicacos peninsula, better known as the seaside resort of Varadero, at the end of the high season, the rains arrive and with them the mosquitoes. Finally, the best place is underwater.

This is our first trip in Cuba, almost a first in the Caribbean (except for two stays in the Yucatan). The question arises as to whether we are still in the Caribbean. Varadero is in the north of Cuba, at the other end of the Strait of Florida, in the Gulf of Mexico or in the Sargasso Sea, without the arguments of an expert, we will not decide.

If Cuba is one of the flagship destinations, with the sites « Of the Queen’s Gardens », Varadero is rather to be classified in the « relax » dives.

The dive sites are a few hundred meters apart on two parallels to the coastline, a first landing between 8 and 10 meters deep and a second around 20 meters. We find with happiness a hot water, constant at 27 ° C and clear, with a visibility of several tens of meters. On a base of white sand, rocky parts are suitable for anchoring fan gorgonians and whip gorgonians. Among these gorgonians a few patches of hard coral and barrel sponges complete the atmosphere.

A multitude of small fish shelter in these gorgonian gardens, many juveniles, but also blennies, damselflies, butterfly fish, chromis. On the other hand, adult fish or large sizes are quite rare, a few barracudas, sometimes a school of yellow trevally or Atlantic platax, but not the large crowd. In the cavities, a few moray eels or lobsters distract divers from the ripples of gorgonians.

Varadero, a relaxing destination, for beginner divers and without headaches for the most experienced.

MALDIVES: Requin-baleine / Whale-shark

•4 décembre 2021 • Laisser un commentaire

Shark guardian https://www.sharkguardian.org/whale-shark-research

Dans l’océan indien, les requins-baleines suivent les courants chargés de plancton pour se nourrir: au Mozambique, aux Seychelles ou encore aux Maldives. Selon les saisons et l’apparition du plancton, les requins-baleines séjournent le long des côtes de Tofo, transitent par les Seychelles ou passent quelques semaines sur les récifs de Ari atoll. Ces différents sites sont autant de possibilités pour les plongeurs de rencontrer les géant des mers.

Il n’est pas toujours évident d’estimer la population de requins-baleines présents à proximité d’un site. A Tofo, nous avons eu l’occasion d’apercevoir des dizaines d’ailerons en surface, une journée et une expérience unique dans notre longue vie de plongeur. Un événement que nous ne revivrons probablement jamais. Aux Maldives, en deux semaines, nous avons rencontré deux requins-baleines sur le même site. Ce n’est qu’en comparant sur photographie le dessin de leur peau que nous pouvons affirmer qu’il s’agit de deux spécimens différents.

Pour cette identification, nous avons soumis nos clichés à « Shark Guardian », une plate-forme internationale de recherche et d’identification des requins, qui après quelques jours nous a transmis les fiches d’identification des deux spécimens observés:

M162 http://www.sharkbook.ai/individuals.jsp?id=M-162 ce requin est un petit nouveau dans la base de données, avec seulement 5 apparitions.

et M059 http://www.sharkbook.ai/individuals.jsp?id=M-059 Cet individu mâle a été photographié à 32 reprises, parfois en présence d’un autre requin-baleine.

Si vous rencontrer des requins-baleines lors de vos ballades en mer, profitez de cette rare rencontre et s’il vous est possible de photographier son côté gauche entre les nageoires, enrichissez la base de données de Shark guardian, pour faire progresser les connaissances sur ces grands migrateurs des mers.

MALDIVES: Maldivian manta ray project

•25 novembre 2021 • Laisser un commentaire

MANTA TRUST https://www.mantatrust.org/

Partout dans le monde, des animaux marins emblématiques, comme les tortues, les baleines, les dauphins, les requins, les raies mantas font l’objet de recherches scientifiques pour estimer leur population, pour déterminer leurs comportements ou encore pour délimiter leur zone de migration.

De plus en plus régulièrement, les chercheurs comptent également sur l’aide des plongeurs pour enrichir leurs connaissances des espèces observées.

Depuis 2011, l’organisation Manta Trust coordonne les recherches mondiales sur les raies manta et mobula dans le Pacifique, la mer Caraïbes, l’Atlantique, l’océan Indien. Elle fédère pas moins de 25 groupes de recherche, dont le Maldivian manta ray project.

Durant notre séjour aux Maldives, nous avons observé et réussi à photographier quelques raies manta lors de différentes plongées. Sur base des clichés transmis à Manta trust, nous avons reçu quelques informations sur les raies rencontrées.

VALENTINE :  Valentine (matricule MV-MA-487) est une raie manta de récif mâle subadulte qui a été aperçue pour la première fois à Guraidhoo Falhu dans l’atoll de Malé Sud le 2019-06-25. Depuis lors, Valentine a été vu 3 fois de plus dans l’atoll de Baa en 2019. Il n’a pas été revu depuis ! Il ne s’agit donc pas seulement de la première observation de Valentin dans l’atoll de Vaavu, mais aussi de la première observation depuis 2019.

FINETTE : Finette (MV-MA-3278) est une manta de récif femelle adulte, signalée la première fois à Huruelhi Kandu dans l’atoll de ARI le 2014-03-18. Finette a été observée 32 fois, toutes dans l’atoll de Ari.

KEN : Ken (MV-MA-2338) est une raie manta de récif mâle adulte aperçue pour la première fois à Dhonkalo Thila le 2011-03-01 dans l’atoll d’Ari. Depuis lors, Ken a été vu plus de 47 fois, toutes dans l’atoll d’Ari jusqu’à présent!

JOY : Joy (MV-MA-2444) est une jeune raie manta femelle de récif aperçue pour la première fois à Huravalhi Falhu dans l’atoll d’Ari le 2012-09-16. Depuis, Joy a été vue plus de 50 fois, toutes dans l’atoll d’Ari jusqu’à présent.

MO : Mo (MV-MA-3648) est une raie manta de récif femelle juvénile avec une largeur de disque d’environ 260 cm. Mo a été aperçu pour la première fois à Maavaru Falhu le 2015-02-28 dans l’atoll d’Ari et n’a été vu que 10 fois depuis lors, toujours dans l’atoll d’Ari. Elle semble se plaire là-bas 🙂

ATLANTA : Atlanta (MV-MA-0176) est une raie manta de récif mâle adulte aperçue pour la première fois à Lankan Beyru le 2006-08-13, dans l’atoll de Malé Nord. Depuis lors, Atlanta a été vue plus de 33 fois, toutes dans l’atoll de North Male jusqu’à présent. Lors de l’observation initiale d’Atlanta, ses blessures à la queue et au ptérygopode (clasper) ont été notées, probablement causées par une morsure de prédateur.

NEPTUNE : Neptune (MV-MA-4102) a été aperçu pour la première fois à Dhiggaru Kandu dans l’atoll d’Ari le 2016-08-07. Depuis lors, Neptune n’a été vu qu’une poignée de fois à travers Rasdhu et l’atoll d’Ari. Nous pensons que Neptune a atteint sa maturité en 2018.

Toutes ces informations nous donnent un petit aperçu de la vie des spécimens rencontrés et nous ne pouvons qu’imaginer les déplacements entre le nord et le sud des Maldives entrepris par ces belles raies.

All over the world, emblematic marine animals, such as turtles, whales, dolphins, sharks, manta rays are the subject of scientific research to estimate their population, to determine their behavior or to delimit their migration zone.

More and more regularly, researchers also rely on the help of divers to enrich their knowledge of the species observed.

Since 2011, the Manta Trust organization has been coordinating global research on manta and mobula rays in the Pacific, Caribbean Sea, Atlantic, Indian Ocean. It brings together no less than 25 research groups, including the Maldivian manta ray project.

During our stay in the Maldives, we observed and managed to photograph some manta rays during different dives. Based on the pictures sent to Manta trust, we received some information about the rays encountered.

VALENTINE : Valentine (MV-MA-4873) is a subadult male reef manta ray who was first sighted at Guraidhoo Falhu in South Male Atoll on 2019-06-25. Since then, Valentine was seen a further 3 times in Baa Atoll in 2019. He hasn’t been seen since then! So, this is not only the first sighting of Valentine in Vaavu Atoll but also the first sighting since 2019.

FINETTE : Finette (MV-MA-3278) is an adult female reef manta ray first sighted at Huruelhi Kandu in Ari Atoll on 2014-03-18. Sine then, Finette has been seen over 32 times, all within Ari Atoll so far.

KEN :  Ken (MV-MA-2338) is an adult male reef manta ray first sighted at Dhonkalo Thila on 2011-03-01 in Ari Atoll. Since then, Ken has been seen over 47 times, all within Ari Atoll so far!

JOY : Joy (MV-MA-2444) is a juvenile female reef manta ray first sighted at Huravalhi Falhu in Ari Atoll on 2012-09-16. Joy has since been seen over 50 times, all within Ari Atoll so far.

MO : Mo (MV-MA-364 ) is a juvenile female reef manta ray with a disc width of approx. 260cm. Mo was first sighted at Maavaru Falhu on 2015-02-28 in Ari Atoll and has only been seen 10 or so times since then, all within Ari Atoll. She seems to like it there 🙂

ATLANTA : Atlanta ( MV-MA-0176) is an adult male reef manta ray first sighted at Lankan Beyru on 2006-08-13, in North Male Atoll. Since then, Atlanta has been seen over 33 times, all within North Male Atoll so far. During Atlanta’s initial sighting his injuries to his tail and clasper were noted, most probably caused by a predatory bite.

NEPTUNE : Neptune (MV-MA-4102) was first sighted at Dhiggaru Kandu in Ari Atoll on 2016-08-07. Since then, Neptune has been seen only a handful of times across Rasdhu and Ari Atoll. We believe Neptune reached maturity in 2018.

All this information gives us a small glimpse of the life of the specimens encountered and we can only imagine the movements between the north and south of the Maldives undertaken by these beautiful rays.

DUBAI Aquarium

•24 novembre 2021 • Laisser un commentaire

Impossible de visiter Dubai sans faire un tour par le Dubai mall, considéré comme le plus grand centre de shopping au monde et la Burj Khalifa. Quel rapport avec la plongée ? Le mall abrite un aquarium géant, sur trois étages qui se visite et qui se plonge. Nous n’avons fait ni l’un, ni l’autre, mais de l’extérieur, quelques bassins sont visibles pour attirer les potentiels clients.

Alors que les touristes se pressent contre les vitres pour regarder les raies et les requins qui tournent en ronds et se cognent contre les vitres, je suis envahie d’une grande tristesse. Ces bassins contiennent des espèces tellement rares dans leur milieu naturel que je ne les ai jamais rencontrées en 25 ans de plongée. Les raies et grands requins, qui sont des migrateurs, sont enfermés entre 4 vitres sans avoir l’espace nécessaire pour bouger. Pour les raies aigles, qui cherchent leur nourriture dans le sable, le béton des sols est à peine recouvert de quelques centimètres de grains, pas de quoi stimuler leurs instincts de chasseur. Des animaux, qui dans leur milieu naturel, cohabitent à bonne distance, sont entassés dans des espaces trop étroits et peu stimulants. De nombreux spécimens ne sont pas encore arrivés à l’âge adulte et ils sont déjà marqués de nombreuses blessures.

Cet aquarium est probablement une prouesse technologique, mais il n’est certainement pas étudié pour le bien-être de ses pensionnaires.

You cannot visit Dubai without taking a tour at the Dubai mall, considered the largest shopping center in the world, and the Burj Khalifa. What does it have to do with diving? The mall houses a giant aquarium, on three floors which can be visited and dived. We haven’t done either, but from the outside, a few pools are visible to attract potential customers.

As tourists crowd against the windows to watch the rays and sharks circling and bumping into the windows, I am overcome with great sadness. These pools contain species so rare in their natural environment that I have never met them in 25 years of diving. Stingrays and large sharks, which are migratory, are enclosed between 4 glasses without having the space to move. For eagle rays, which seek their food in the sand, the concrete of the soil is barely covered with a few centimeters of grain, not enough to stimulate their hunting instincts. Animals, which in their natural environment, coexist at a good distance, are crammed into spaces that are too narrow and not very stimulating.

This aquarium is probably a technological feat, but it is certainly not designed for the well-being of its residents.

EN MILIEU NATUREL – IN THE WILD: